La constipation : élément déclencheur

  Qu’est-ce que c’est que la constipation ?


La constipation consiste en un retard et/ou une difficulté à évacuer les selles.
Au niveau médical, elle est considérée comme un symptôme bénin car elle ne favorise pas l’occlusion, c’est-à-dire l’arrêt des matières et des gaz. Il faut distinguer les deux situations suivantes :

  • La constipation fonctionnelle
    Elle est définie comme l’émission de moins de 3 selles par semaine à cause d’un transit colique lent aboutissant à une déshydratation des selles qui sont alors dures et difficiles à émettre. Quel que soit la cause, elle peut être occasionnelle (voyage, grossesse, stress…) ou chronique. On parle de constipation chronique lorsque le problème dure depuis au moins 6 à 12 mois, avec des symptômes plus ou moins marqués.
  • La constipation terminale ou de dyschésie
    Dans cette situation, les troubles persistent malgré le ramollissement des selles obtenu par les mesures diététiques (ajout de fibres dans l’alimentation, boire plus d’eau…) ou par l’utilisation de laxatifs. Ce type de constipation peut s’accompagner d’une sensation de défécation incomplète ou difficile, menant à des efforts de poussée importants et/ou répétés. Si c’est votre cas, parlez-en à votre médecin traitant.

Attention : à chacun son rythme !

La fréquence d’évacuation des selles varie d’une personne à l’autre, allant de 3 fois par jour à 3 fois par semaine. On peut parler de constipation seulement lorsque les selles sont dures, sèches et difficiles à évacuer. En effet, si vous n’allez à la selle « que » 2 fois par semaine sans aucune gêne, il n’y a pas lieu de parler de constipation.
La constipation n’est pas dangereuse et certaines personnes peuvent rester 20 à 30 jours sans aller à la selle et sans avoir le moindre trouble. Les selles sont surdigérées et transformées en grande partie en gaz, émis normalement.

   Quel est le lien entre hémorroïdes et constipation ?


La constipation est considérée comme le premier facteur de risque dans l’apparition de troubles hémorroïdaires. Ces deux pathologies bégnines sont fortement liées car elles peuvent engendrer le cercle vicieux suivant :

   La constipation peut être la CAUSE d’hémorroïdes.

Lors de la digestion, les intestins se contractent pour faire avancer les aliments dans le tube digestif. Ce phénomène de contractions est appelé le péristaltisme. En cas de constipation, le péristaltisme est ralenti et les selles restent trop longtemps dans le côlon. En se déshydratant, les selles deviennent plus difficiles à expulser. La difficulté de défécation nécessite alors des efforts de poussées intenses et répétées. Cette pression exercée sur les veines de l’anus et les paquets hémorroïdaires peut engendrer leur inflammation et dilatation. Cette situation peut mener à l’extériorisation des paquets hémorroïdaires, à des saignements et douleurs au passage des selles dans le canal anal.

   Les hémorroïdes peuvent être la CAUSE de la constipation.

La plupart du temps, la constipation fonctionnelle est causée par de mauvaises habitudes alimentaires, l’inactivité physique, l’anxiété… Mais il se peut également que la personne se retienne d’aller à la selle à cause de la présence d’hémorroïdes.
La peur de la douleur et des saignements lors de la défécation causée par des hémorroïdes extériorisées ou non bloque psychologiquement la personne qui retarde le passage à la selle. Dans ce cas, les selles sèchent et se durcissent dans le colon d’où la difficulté par la suite de les évacuer. Ceci est attribuable au fait que le corps, réabsorbe beaucoup d’eau présente dans les selles par le côlon.

Cette situation entraîne souvent un cercle vicieux, car l’évacuation des selles qui intervient après s’être retenu est souvent d’autant plus douloureuse. Elle nécessite des efforts de poussées et peut donc provoquer des fissures anales et le gonflement des paquets hémorroïdaires.

Conseil : s’accroupir et non s’asseoir

S’asseoir complètement sur les toilettes (comme sur une chaise) prolonge le processus d’évacuation des selles, les intestins se vident moins bien et plus difficilement avec comme conséquence le besoin de « forcer » l’évacuation.
Pour faciliter la défécation, il est conseillé de s’accroupir. Dans cette position « de squats », l’angle d’inclinaison de la sortie des intestins est parfait. Il n’y a pas de pression et l’évacuation des selles se fait naturellement sans avoir besoin de « forcer » ou de se « retenir ».

La constipation est généralement liée à un manque de fibres dans l’alimentation. Mais elle peut être également la conséquence d’autres phénomènes.

Certains médicaments ont comme effets indésirables la constipation : les anxiolytiques, les antidépresseurs, la morphine, la codéine et les autres opiacés, certains antispasmodiques, les anti-inflammatoires, les relaxants musculaires, certains antihypertenseurs, les diurétiques, les antiacides contenant de l’aluminium, certains suppléments de fer… Renseignez-vous auprès de votre pharmacien ou de votre médecin.

L’utilisation de certains laxatifs peut paradoxalement causer une constipation chronique. En effet, l’utilisation pendant de longues périodes peut engendrer une sorte de cercle vicieux. L’organisme « s’habitue » à ce coup de pouce et devient par conséquence « paresseux ». Il diminue ses contractions péristaltiques.

Chez certaines personnes, au moment de la défécation, le muscle de l’anus, le sphincter anal, se contracte au lieu de se détendre, ce qui bloque mécaniquement le passage des selles. Pour expliquer cette mauvaise synchronisation des réflexes, les hypothèses pointent souvent vers des facteurs psychologiques.

La constipation peut aussi résulter d’une maladie ou en être le symptôme, le syndrome de l’intestin irritable, notamment. Il peut aussi s’agir de diverticulite, d’une lésion organique du côlon (cancer colorectal, par exemple), d’une anomalie du métabolisme (hypercalcémie, hypokaliémie), ou d’un problème endocrinien (hypothyroïdie) ou neurologique (neuropathie diabétique, maladie de Parkinson, affection médullaire).

  Quelles sont les personnes à risque ?

Dans les pays occidentaux, le nombre de personnes souffrant de constipation chronique est estimé entre 3% et 5% de la population adulte.

Les femmes
La population féminine est particulièrement sensible aux problèmes de constipation : 75% à 80% des personnes constipées adultes seraient des femmes. Elles seraient statistiquement 3 à 4 fois plus concernées que les hommes.

Cette prédisposition aux problèmes de constipation serait en partie liée à des causes hormonales. La concentration de progestérone varie au cours du cycle menstruel, elle est secrétée en plus forte quantité à partir du 14e jour du cycle. Or, nous savons que la progestérone agit sur la motricité de certains muscles impliqués dans le transit intestinal. La période de la seconde moitié du cycle menstruel est donc plus propice aux troubles de constipation passagère chez la femme.

C’est la raison pour laquelle les femmes enceintes sont particulièrement sujettes à la constipation.

Les personnes âgées
Les risques de constipation augmentent fortement à partir de 65 ans, autant chez les femmes que chez les hommes.

Les personnes alitées
Les personnes qui doivent garder le lit ou qui ont peu d’activité physique sont également sujettes à la constipation.

Les facteurs de risques

  • Une alimentation pauvre en fibres
  • Ne pas consommer suffisamment d’eau
  • La sédentarité, et le manque d’activité physique
  • Les changements hormonaux chez la femme (grossesse, ménopause)
  • La prise de certains médicaments
  • Ignorer ou retarder le moment d’aller à la selle

  Comment éviter la constipation ?

Adopter un mode de vie sain et actif est sans doute le meilleur moyen de prévenir la constipation. Si l’amélioration de son régime alimentaire n’est pas suffisante, il est possible d’avoir recours à des laxatifs.
Pour tout savoir sur le sujet, consultez la rubrique Lutter contre la constipation dans la section Prévenir une crise.

Prévenir la
constipation

Les conseils pratiques pour éviter la constipation au quotidien…

Réguler son transit
avec des fibres

Les fibres alimentaires sont les glucides et la lignine présents…

Laxatif :
choisir les bons

Naturels ou médicamenteux, ils accélèrent le transit intestinal…

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