La faiblesse du retour veineux

  Les crises hémorroïdaires, un problème vasculaire ?


La pathologie hémorroïdaire ou les « hémorroïdes » dans le langage courant (du grec αἱμορροΐς, « flux de sang ») est une pathologie en rapport avec des anomalies notamment vasculaires.

A l’état normal, les hémorroïdes sont des formations veineuses situées autour et à l’intérieur de l’anus et du rectum, qui sont indolores. Il ne s’agit pas de simples veines mais de lacs sanguins associés à des petits vaisseaux. L’ensemble est regroupé en structures ayant des formes de « grappes de raisin », appellées paquets hémorroïdaires. Ils sont généralement au nombre de trois, unis entre eux et reliés à la paroi de l’anus.

Il existe deux catégories : les hémorroïdes internes situées en partie profonde de l’anus. Elles sont visibles uniquement lors d’un examen proctologique complet. Et celles qui sont immédiatement à l’entrée de l’anus, uniquement visibles lors de complications, appellées hémorroïdes externes.

Il faut savoir que les hémorroïdes sont fortement irriguées : par l’artère pudendale pour les hémorroïdes externes et par l’artère rectale supérieure qui se divise en trois branches principales : gauche, antéro-droite et postéro-droite correspondant aux trois paquets hémorroïdaires internes.

A cette vascularisation extrèmement dense, il faut ajouter les connexions avec les artères rectales moyennes et inférieures variables d’un individu à l’autre.

Le drainage veineux, lui, est assuré par les veines rectales supérieures, moyennes et inférieures.

L’une des principales causes retenue par la médecine est d’ordre vasculaire. Du fait de la poussée abdominale au cours de la défécation, elle suppose un afflux sanguin très important dans les paquets hémorroïdaires et un déficit du retour veineux par la veine rectale supérieure. Par conséquent, le sang ne circule pas bien dans les hémorroïdes. Ce phénomène qui entraîne des stagnations dans les coussinets hémorroïdaires, appelées « stases » peut être responsable de leur gonflement pouvant aller jusqu’à leur extériorisation.

  Comment améliorer le retour veineux ?


  Tonifier les parois veineuses

Les problématiques de la vidange des lacs sanguins hémorroïdaires peuvent être liées à la diminution du tonus des veines. Comparativement aux parois des artères, celles des veines sont plus minces et plus rigides, mais surtout, leur tonicité musculaire est nettement plus faible. Elle n’a pas la capacité de se contracter, c’est la contraction des muscles autour de la veine qui assure le retour du sang vers le cœur. Ainsi, lorsqu’une veine perd de son tonus, les valvules laissent passer une partie du sang à contre courant, la pression augmente et la veine se distend.

Pour éviter ce phénomène, il peut être utile d’utiliser les tanins spécifiques contenus dans certaines plantes (marronnier d’Inde, vigne rouge, ginkgo biloba…) pour leur propriétés « veinotoniques » et « vasoconstrictrices ». Ils favorisent la tonicité des veines en agissant particulièrement sur les valvules en « nids de pigeon » qui garnissent les grosses veines et aident le sang à refluer vers le cœur au lieu de stagner.

  Protéger les veines

L’augmentation de la pression dans les veines entraîne une fuite du liquide des capillaires vers les tissus environnants, c’est ce que l’on appelle la perméabilité capillaire. Ce phénomène engendre un gonflement (œdème) qui s’accompagne d’inflammation.

Les flavonoïdes contenus notamment dans le petit houx, le marronnier d’Inde et le cassis ont une action « veinotrope » en contrant la fragilité des capillaires sanguins. Ce renforcement des parois veineuses améliore la microcirculation et l’oxygénation des tissus qui sont ainsi mieux drainés.

  Fluidifier le sang

La qualité du sang entre également en ligne de compte. Tout particulièrement chez les femmes car les hormones féminines ont tendance à stocker davantage la graisse et l’eau. Cette insuffisance veineuse est d’autant plus présente en 2ème partie de cycle, pendant la grossesse, en cas de sédentarité ainsi qu’avec la prise de certaines pilules.

Certaines plantes comme le mélilot peuvent fluidifier le sang. Elles agissent sur sa viscosité grâce à des substances appelées « coumarines ». Ces anticoagulants naturels favorissent la circulation veineuse et lymphatique.

  INTRAIT ‘S’ Solution

SOULAGER

Favoriser le retour veineux en activant la circulation.

Riche en flavonoïdes

Flacon de 90 ml avec pipette graduée

  INTRAIT ‘P’ Comprimés

PREVENIR

Prévient la fragilité des microvaisseaux sanguins.

Contient du Petit-houx

Boîte de 30 comprimés à avaler ou dissoudre

  INTRAIT ‘T’ Transit

REGULER

Accélère le transit intestinal par hydratation des selles.

A base de lactulose

Flacon de 200 ml avec gobelet doseur