La thrombose : complication de la maladie hémorroïdaire

  Qu’est-ce qu’une thrombose hémorroïdaire ?


En cas de maladie hémorroïdaire, le sang circule difficilement dans la zone anale et a tendance à stagner. Cela facilite la formation de caillots à l’intérieur d’une veine hémorroïdaire. La conséquence immédiate est une douleur brutale et violente et une zone bleutée et gonflée plus ou moins dure apparaît près de l’anus. C’est cette tuméfaction que l’on appelle une thrombose.
Cette manifestation aiguë de la maladie hémorroïdaire se forme le plus souvent dans un paquet hémorroïdaire externe, au niveau de l’anus. C’est-à-dire dans une zone très innervée, donc douloureuse. Dans ce cas, il est impératif de consulter rapidement car il ne faut pas confondre les thromboses avec d’autres causes de douleurs aiguës comme l’abcès, la fissure ou d’autres grosseurs anales.
Comme la crise hémorroïdaire, la thrombose peut disparaître d’elle-même en quelques jours. Plus rarement, il n’y a pas de douleur, seulement l’apparition rapide d’une grosseur.

| Vue interne

| Vue externe

  La thrombose hémorroïdaire en chiffres :

– La thrombose hémorroïdaire est la cause la plus fréquente des urgences en proctologie, environ 1 consultation sur 3.

– 9% de la pathologie hémorroïdaire se présente sous forme de thrombose.

– Ce phénomène anatomique peut arriver à tout âge mais les risques augmentent avec l’âge, tout particulièrement à partir de 45 ans.

– Il se manifeste d’égale façon chez l’homme ou la femme.

– Au 3ème trimestre, 8% des femmes enceintes subissent les désafréments d’une thrombose hémorroïdaire et 20% suite à l’accouchement.

  Comment traiter une thrombose hémorroïdaire ?


Il n’existe pas de traitement préventif des thromboses hémorroïdaires. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’éviter le déclenchement de cette complication de la maladie en identifiant les facteurs déclenchants et réguler le transit intestinal. Chez les malades faisant des poussées de thromboses fréquentes et invalidantes, seule l’intervention chirurgicale programmée permettra de régler les problèmes.

Si la thrombose est de petite taille peu ou pas douloureuse

Il est possible de laisser la résorption s’accomplir naturellement.
Dans ce cas, le gonflement (œdème) de la thrombose va se résorber en 3 ou 4 jours. Le caillot quant à lui est beaucoup plus lent à disparaître, compter de 2 à 6 semaines. Il peut ensuite persister un repli cutané appelé « marisque » et la peau qui recouvre la thrombose noircit ce qui peut engendrer des saignements.

Si la thrombose est importante avec un œdème important

Il est nécessaire d’utiliser un traitement médical. La prise d’antalgiques par voie générale (ex : paracétamol), d’anti-inflammatoires non stéroïdiens sauf chez la femme enceinte (ex : ibuprofène) ainsi qu’un veinotonique fortement dosé et des suppositoires ou crèmes pouvant contenir des corticoïdes, des anesthésiques locaux, des anti-spasmodiques, des lubrifiants.

Si la thrombose est uniquement externe sans œdème

Dans ce cas, une incision pour évacuer le caillot est souvent pratiquée ou mieux encore avec une anesthésie locale il est possible de pratiquer une excision de la peau qui recouvre la thrombose ce qui permet d’enlever tous les caillots.

Si la thrombose est circulaire et nécrosée

Dans certains cas, particulièrement où la thrombose hémorroïdaire est importante, une chirurgie en urgence peut être pratiquée. Il s’agit en règle générale d’une hémorroïdectomie complète, ce qui permet d’agir à la fois sur la thrombose mais aussi sur sa cause : la maladie hémorroïdaire.

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