FAQ des mamans

Depuis mon accouchement, je souffre de douleurs anales. Est-ce forcément des hémorroïdes ?

La maladie hémorroïdaire apparaît après l’accouchement chez 1 femme sur 5. Cependant, plusieurs maladies entrainant des douleurs anales peuvent être déclenchées par l’accouchement. Par exemple, la fissure anale. Cette plaie au niveau du canal anal est fréquente dans cette situation. Elle est source de douleurs essentiellement après la défécation. Or le traitement de la fissure anale est très différent de celui de la thrombose hémorroïdaire. Il est donc nécessaire de consulter son médecin pour pratiquer un examen proctologique et vérifier l’origine de ces douleurs. Une fois diagnostiqué, il sera à ce moment-là possible d’entreprendre un traitement.

Quels sont les principaux symptômes après l’accouchement ?

LA THROMBOSE HEMORROÏDAIRE EXTERNE
Il s’agit d’un caillot de sang qui se forme dans les petits coussinets hémorroïdaires situés autour de l’anus. Une réaction inflammatoire très douloureuse, et une tuméfaction anale apparaissent. Cette thrombose peut également s’accompagner d’un œdème.
La douleur disparait en 2 à 4 jours. La thrombose peut mettre plusieurs jours, voire semaines à disparaître.

LA THROMBOSE HEMORROÏDAIRE INTERNE
Dans ce cas, le caillot de sang est présent dans l’ensemble du paquet hémorroïdaire, dans la partie externe et interne. L’ensemble du paquet hémorroïdaire est thrombosé et s’extériorise. Ce type de thrombose est particulièrement douloureuse.
Son évolution est identique à la thrombose externe mais sa résorption est en générale plus longue.

LE PROLAPSUS THROMBOSE CIRCULAIRE
Le prolapsus thrombosé circulaire est la situation la plus rare. Dans ce cas, l’inflammation est présente au niveau des 3 paquets. Ils sont par ailleurs thrombosés et extériorisés. Ils constituent le prolapsus hémorroïdaire thrombosé circulaire.
Extrêmement douloureuse, cette situation nécessite un traitement plus lourd et parfois une chirurgie en urgence.

Facteurs de risque de thrombose hémorroïdaire après accouchement :

  • La dyschésie (difficultés à évacuer les selles, également appelée constipation terminale)
  • Un bébé de gros poids de naissance
  • Une première phase de travail trop longue (plus de 3 heures)
  • L’accouchement tardif (au-delà de 39,7 semaines d’aménorrhée)
Je suis enceinte et j’ai des hémorroïdes, existe-t-il un risque pour mon bébé ?

Rassurez-vous, une crise hémorroïdaire durant la grossesse n’entraîne aucun risque pour la santé du bébé.

Comment éviter une crise hémorroïdaire après l'accouchement ?

Le seul traitement ayant fait la preuve de son efficacité est la prévention des troubles du transit (diarrhée ou constipation) pendant la grossesse et après l’accouchement.
Tout d’abord grâce à des mesures diététiques simple : boire beaucoup d’eau (minimum 2 litres par jour), manger de grandes quantités de fibres (fruits, légumes, céréales) … Cependant, si la constipation persiste, l’utilisation de laxatif (lien) peut vous aider à réguler votre transit. De même, les pansements coliques permettent d’avoir des selles plus moulées et moins acides en cas de diarrhée. Demandez l’avis de de votre médecin ou gynécologue avant d’entreprendre ce type de traitement.

Lors de mon premier accouchement, j’ai eu une poussée hémorroïdaire. Ai-je plus de risque de récidiver lors de mon deuxième accouchement ?

Les mamans de plusieurs enfants le savent, chaque grossesse est unique et ne se ressemble pas forcément. C’est aussi vrai pour l’accouchement. Il est vrai que la grossesse et l’accouchement par voie basse sont des moments particulièrement sujets à l’apparition de troubles hémorroïdaires.
Cependant, il n’y a pas plus de risque d’en souffrir lors d’un deuxième accouchement même si cela a été le cas au premier. L’inverse est aussi vrai, la maladie hémorroïdaire peut apparaître lors du deuxième accouchement alors que cela n’avait pas été le cas pour le premier.

Les hémorroïdes se résorbent-elles définitivement après l'accouchement ?

Les thromboses hémorroïdaires se résorbent naturellement en quelques jours ou semaines. Suite à l’examen proctologique, le traitement médical prescrit va permettre de soulager rapidement la douleur. Cependant ce type de traitement n’accélère pas la résorption de la thrombose.
Un traitement adapté après l’accouchement limite le risque d’évolution de la maladie hémorroïdaire. Ainsi dans 90 % des cas la maladie hémorroïdaire devient asymptomatique dans les 6 mois qui suivent l’accouchement. Par contre, il est possible que des marisques persistent. Cet excès cutané est lié à l’étirement de la peau au niveau de l’anus par la thrombose ou l’œdème.

Comment éviter que mes douleurs hémorroïdaires ne réapparaissent plus tard ?

La prévention est le seul moyen d’éviter les poussées hémorroïdaires. Lutter contre la constipation, adopter des mesures diététiques et une hygiène préventive sont à considérer en premier lieu. Un traitement médicamenteux du type veinotonique peut également être envisagé. N’hésitez pas à en discuter avec votre médecin ou pharmacien.

Faut-il envisager un traitement chirurgical après l’accouchement ?

Neuf fois sur dix, la pathologie hémorroïdaire de l’accouchement se résorbe spontanément dans les six mois, il n’est donc pas utile d’envisager un traitement chirurgical durant cette période. Par contre si vous souffriez d’hémorroïdes avant votre grossesse ou si ces hémorroïdes ne se résorbent pas dans les six mois qui suivent l’accouchement, un traitement médicamenteux, instrumental ou chirurgical peut vous être proposé selon les cas après un examen proctologique.

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