Prévention spécifique

  Que faire en cas de douleurs anales pendant la grossesse et après l’accouchement ? 

Première étape : consulter

En cas de douleur anale au cours de la grossesse et après l’accouchement, il est nécessaire d’en parler à un professionnel de santé car un diagnostic doit être fait. L’examen proctologique est essentiel pour faire le diagnostic car les douleurs anales, après l’accouchement, ne sont pas forcément liées à une maladie hémorroïdaire.

La fissure anale (plaie du canal anal) est fréquente après un accouchement. Elle touche 15% des femmes après un accouchement. Elle est source de douleurs après la selle, disparaissant progressivement après, et peut être surmontée d’une marquise (replis cutanés autour de l’anus) pouvant se confondre avec une thrombose hémorroïdaire externe. Elle entraîne parfois des saignements.

Il faut également se méfier des maladies anales non liées à l’accouchement et pouvant se révéler durant cette période, comme l’abcès de la marge anale ou une tuméfaction douloureuse, parfois accompagnée d’un écoulement purulent.

Prévenir les troubles du transit

La constipation est fréquente chez les femmes enceintes. Or, cette situation non traitée est la première cause de l’apparition des symptômes hémorroïdaires. Il est donc essentiel d’appliquer des mesures diététiques indispensables : boire beaucoup d’eau, consommer des fibres…
Si ces conseils pratiques ne sont pas suffisants, parlez-en à votre médecin ou pharmacien. Certains laxatifs ne sont pas contre-indiqués en cas de grossesse et/ou d’allaitement.

Soulager la douleur

Tout d’abord, il faut penser aux antalgiques par voie générale. Ils sont utilisés dans beaucoup de situations douloureuses mais très souvent oubliés dans les douleurs proctologiques.
• Le paracétamol est à utiliser en premier lieu pendant la grossesse et en postpartum mais s’il n’est pas suffisant, un avis médical est nécessaire.
• Les anti-inflammatoires sont déconseillés pendant la grossesse et interdits après 24 semaines d’aménorrhée et autorisés avec prudence en cas d’allaitement.
• Les antalgiques plus puissants contenant des dérivés morphiniques sont aussi utilisables mais seulement sur avis médical.

L’utilisation de veinotoniques accélèreraient la résorption de la thrombose. Certains peuvent être utilisés pendant la grossesse et en cas d’allaitement. Demandez l’avis de votre médecin ou pharmacien.

Une large gamme de suppositoires, pommades ou gels peuvent être utilisés. En plus d’une action locale anti-inflammatoire et/ou analgésique, ces topiques ont aussi un rôle de lubrifiant du canal anal, facilitant ainsi l’évacuation des selles. Cependant, ils ne permettent pas de prévenir les crises. Habituellement, les suppositoires sont préférés pour les hémorroïdes internes et les pommades ou gels pour les hémorroïdes externes.
Aucune étude n’a comparé ces divers traitements et l’automédication dans ce domaine est importante.
Ces traitements locaux peuvent être utilisés même en cas d’allaitement.

Dans les cas où l’œdème est très important, la cortisone et ses dérivés peut être utilisée en application locale ou par voie orale.
Lorsqu’il y a un prolapsus hémorroïdaire circulaire thrombosé (extériorisation des paquets hémorroïdaires présentant un caillot de sang tout autour de l’anus) , les traitements locaux et par voie orale peuvent ne pas suffire. Les corticoïdes et les antalgiques en intraveineux sont alors utilisés.

Conseil : diminuer la pression sur les veines rectales
Pour réduire les risques de crise hémorroïdaire, ou soulager la douleur, évitez de rester assise ou debout trop longtemps, allongez-vous régulièrement dans la journée et dormez sur le côté, plutôt que sur le dos.

La chirurgie en dernier recours

En cas d’échec du traitement médicamenteux, une intervention chirurgicale est possible entre le 3e et le 6ème mois de grossesse, au-delà il existe un risque d’accouchement prématuré.

Après l’accouchement, les professionnels de santé préfèrent l’éviter car les symptômes liés à une thrombose hémorroïdaire s’estompent dans les jours qui suivent. Cependant, un tiers des patientes souffrent encore de troubles hémorroïdaires six mois après l’accouchement. Si les symptômes sont trop gênants à ce moment-là, un traitement plus radical est alors souhaitable.

  • Les traitements instrumentaux ne sont que très rarement utilisés lors de la grossesse : ce sont l’infrarouge, les scléroses chimiques ou les ligatures élastiques. Ces traitements instrumentaux pratiqués par un proctologue traitent les hémorroïdes internes. Ils ne sont donc pas adaptés au traitement des crises de thrombose.
  • En cas de thrombose hémorroïdaire purement externe, sans œdème, l’incision avec thrombectomie (c’est-à-dire évacuation complète de la thrombose), sous anesthésie locale, est un traitement efficace. Mais il ne s’agit pas d’un traitement radical et l’apparition d’autres thromboses est toujours possible. Ce traitement est inefficace si la thrombose s’accompagne d’un œdème, ce qui est souvent le cas.
  • Quand il s’agit d’un prolapsus hémorroïdaire thrombosé circulaire, une chirurgie radicale peut-être proposée. Il s’agit de l’intervention de Milligan-Morgan. Il faut savoir que les trois plaies liées aux incisions lors de l’intervention mettent plus de six semaines à cicatriser. Il faut donc tout tenter avant d’envisager cette chirurgie.

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