Les traitements médicamenteux

Il existe différents types de traitements médicamenteux selon les objectifs recherchés. Les données scientifiques valident l’utilisation de ces médicaments dans le traitement de la crise hémorroïdaire. Dès les premiers signes, il est essentiel de contenir la crise grâce à ces traitements de première intention.

ANTALGIQUES OU ANTI-INFLAMMATOIRES

Objectif : soulager la douleur.

Les médicaments antalgiques comme le paracétamol peuvent être utiles pour soulager la douleur et les anti-inflammatoires non stéroïdiens de type ibuprofène sont efficaces sur la douleur de la thrombose hémorroïdaire.
Le traitement doit être de courte durée et si les symptômes ne disparaissent pas en quelques jours, il est nécessaire de consulter son médecin traitant.
D’autres antidouleurs plus puissants peuvent aussi être utilisés sur prescription médicale.
A noter qu’il est déconseillé de prendre des médicaments contenant de l’aspirine lors d’une crise hémorroïdaire. L’action fluidifiante risquerait d’accentuer les saignements et évitez également les spécialités avec de la codéine qui favorisent la constipation.

LAXATIFS

Objectif : régulariser le transit intestinal, éviter la constipation.

L’une des principales causes du déclenchement des crises hémorroïdaires est la constipation. Pour éviter cela, il peut être utile de réguler son transit grâce à un laxatif. Ces produits ramollissent les selles et augmentent leur volume, permettant ainsi d’accélérer le transit intestinal et d’éviter la constipation. Naturels ou non, il en existe plusieurs types :

  • les laxatifs osmotiques attirent l’eau dans les selles pour les ramollir (lactulose, macrogol,…)
  • les mucilages sont des substances végétales qui se gonflent d’eau et épaississent les selles (psyllium, ispaghul, gomme karaya,…)
  • les laxatifs lubrifiants recouvrent le côlon et les selles d’une couche imperméable facilitant l’évacuation (huile de paraffine)
  • les laxatifs stimulants agissent par stimulation directe des nerfs du côlon, qui va se contracter et faciliter la défécation (huile de ricin, anthracéniques, bisacodyl, docusate de sodium,…).

Si la plupart des laxatifs sont en vente libre en pharmacie, il est toujours préférable de demander conseil à votre médecin en cas d’hémorroïdes. En effet, dans ce cas, votre muqueuse anale est déjà fragile et certains laxatifs ne feraient qu’aggraver le problème. Il faut à tout prix éviter les laxatifs stimulants, très irritants, dont certains sont des plantes : séné, bourdaine, tamarin, rhubarbe,… Privilégiez l’huile de paraffine ou les laxatifs osmotiques sans accoutumance. Les mucilages peuvent également être une alternative intéressante.

Pour en savoir plus, consultez la rubrique Laxatifs : choisir les bons (lien)

MEDICAMENTS VEINOTONIQUES

Objectif : améliorer le retour veineux, diminuer l’œdème.

Les veinotoniques, aussi appelés phlébotropes ou phlébotoniques, sont des médicaments qui favorisent le tonus veineux. Les études montrent leur efficacité, notamment sur les hémorroïdes internes et les thromboses.
Les veinotoniques sont généralement formulés à base de plantes (marron d’Inde, vigne rouge, ginkgo biloba, hamamélis, fragon ou petit houx,…).
Ces médicaments sont souvent prescrits pendant quelques jours à fortes doses durant la phase de crise puis sous forme de cure.

MEDICAMENTS TOPIQUES (suppositoires, crèmes, gel…)

Objectif : calmer l’inflammation locale, protéger la paroi du canal anal, faciliter la défécation.

Les médicaments à usage local, disponibles en vente libre, atténuent la douleur. Ils contiennent en général des analgésiques locaux (lidocaïne…). D’autres solutions délivrées sur ordonnance sont à visée anti-inflammatoire (cortisone et ses dérivés). Elles peuvent contenir entre 2 et 5% d’un de ces principes actifs, avec une durée de d’action comprise entre 2 et 4h.
Ces produits à appliquer localement ont pour objectif d’atténuer les douleurs provoquées par les poussées hémorroïdaires en bloquant les signaux de douleur envoyés par les terminaisons nerveuses au niveau de la région anale.
A noter que les solutions topiques sont des traitements symptomatiques. Elles sont uniquement efficaces pendant les crises et n’ont pas d’action préventive.
Certaines solutions locales, notamment les suppositoires ont des propriétés émollientes qui vont faciliter l’évacuation des selles et former une barrière de protection au niveau de la région anale.

Pour quelles situations ?  

Les traitements médicamenteux peuvent être utilisés dans le traitement des douleurs hémorroïdaires aiguës qui accompagnent la thrombose externe ou la crise hémorroïdaire. Ils ne sont donc justifiés que pour de courtes périodes de temps (en règle générale, une à deux semaines).

  INTRAIT ‘S’ Solution

SOULAGER

Favoriser le retour veineux en activant la circulation.

Riche en flavonoïdes

Flacon de 90 ml avec pipette graduée

  INTRAIT ‘P’ Comprimés

PREVENIR

Prévient la fragilité des microvaisseaux sanguins.

Contient du Petit-houx

Boîte de 30 comprimés à avaler ou dissoudre

  INTRAIT ‘T’ Transit

REGULER

Accélère le transit intestinal par hydratation des selles.

A base de lactulose

Flacon de 200 ml avec gobelet doseur